Les pavillons

Le pavillon national
Le pavillon national est envoyé à la poupe ou à la corne d’artimon et indique la nationalité du navire. En navigation, il se porte aussi en tête de grand mât sur une goélette et en tête de mât d’artimon ou de tape-cul sur les ketches et les yawls.
Le pavillon national se doit d’être toujours en parfait état, jamais surmonté ni accompagné d’aucun autre pavillon, et en son absence, aucun autre pavillon à part ceux de course, ne peut être hissé. Il ne doit jamais tremper dans l’eau. Envoyé au port et en rade à 8 heures du matin et rentré à 20 h ou au coucher de soleil, il l’est aussi à l’entrée et à la sortie des ports ou en vue de bâtiments de la Marine, des Affaires maritimes ou de la Gendarmerie maritime.

Le pavillon de courtoisie
Un navire navigant ou mouillant dans des eaux étrangères, par courtoisie et par respect envers le pays visité, enverra les couleurs nationales de celui-ci en tête du mât le plus en avant, si possible sur un bâton, sinon à tribord à l’extrémité des barres de flèche. Ce pavillon du pays visité, de taille inférieure au pavillon national du navire, ne peut être établi que lorsque ce dernier l’est déjà.

Le guidon de club
Concédé par un club à un bateau appartenant à l’un de ses membres, il est de forme triangulaire, son battant étant égal au double du guindant. Il n’est hissé que si le propriétaire est à bord, de préférence en tête de mât, sinon à tribord dans les barres de flèche.

Le pavillon de propriétaire
Strictement réservé aux propriétaires de yachts, il est librement composé dans les limites du bon goût et de la bienséance dans un rectangle dont le battant est égal au guindant plus un quart.Dans les eaux étrangères, au port, le pavillon de propriétaire est hissé à bâbord au bout des barres de flèche, le pavillon de courtoisie l’étant à tribord. En mer, le pavillon de propriétaire est hissé en tête de mât, avec le pavillon de courtoisie à tribord au bout des barres de flèche.

Des pavillons qui ne relèvent pas de la pavillonnerie !
Au-delà des pavillons officiels ci-dessus relevant d’une réglementation très précise, il existe néanmoins plusieurs autres pavillons que l’usage ont;rendus soit utiles soit témoignent de la courtoisie. Certains sont effectivement acceptés par tous, en signe de courtoisie, d’autres relèvent parfois d’un particularisme « régional » ou à oublier.

Le pavillon régional et le « pavillon » européen
L’usage croissant adopté par certains plaisanciers, armateurs ou capitaines légitimement fiers des traditions de leur région côtière d’origine, notamment quand celle-ci possède une histoire et une culture maritimes fortes, est d’envoyer sous la barre de flèche tribord, le pavillon de leur région. C’est ainsi que l’on voit de plus en plus souvent en Méditerranée le pavillon corse, breton, dit « gwenn ha du », ou provençal. L’arborer, comme d’ailleurs le pavillon étoilé de l’Union Européenne, bien que « partant d’un bon sentiment » constitue une faute contraire à l’Etiquette. Y succomber par fierté européenne ou régionaliste, revient à s’exposer aux regards réprobateurs de vos voisins incrédules. A fortiori les substituer au pavillon national lui-même, injure à la nation et provocation à ses représentants.

Le pavillon d’invité
Marque de respect à l’égard d’une personnalité à bord, d’un invité d’honneur voire d’un affréteur, il reprend son pavillon personnel, les couleurs de son pays ou ses armes de famille, et est envoyé durant sa présence à bord, sous la barre de flèche bâbord.